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12 RCA Chefs de Corps et Capitaines

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3 avril 2010

SP 88.880 Chefs de Corps du 12ème R.C.A.

 12_RCA_le_colonel

 

 

 

                                                 SP  88.880 

 

 

 Sur cette  page :

.   Les Chefs de Corps du 12ème R.C.A.

.   Les Généraux ayant servi au 12ème R.C.A.

.   Biographie militaire du Général GRIBIUS

.   Biographie militaire du Colonel MINJONNET

.   Biographie militaire du Capitaine Constantin LÉRÉ

.   Biographie militaire du Capitaine Claude LORRAIN

.   Biographie militaire du Capitaine Maurice MARRON

.   Biographie militaire de l'Adjudant Chef Jean TITEUX 

.   Biographie militaire du Lieutenant André SERVANT

 

 

 

 

Chefs de Corps du 12ème R.C.A.

 

 

 

Constitution: le 22 février 1941 à Thiès (Sénégal)

Colonel Paul GIROT de LANGLADE (1894-1980)                       16 mars 1941-21 mai 1944

Lt-Colonel Jules MINJONNET (1895-1988 )                               22 mai 1944-7 janvier 1945

Chef d'Escadrons André GRIBIUS (intérim) (1907-1983)            7 janvier 1945- 28 Janvier 1945

Colonel Jules MINJONNET  (1895- 1988 )                                 29 Janvier 1945 -28 février 1946

Lt-Colonel Jean MARION   (1898-1992)                                    1er mars 1946-18 août 1946

Colonel Pierre BARROU (1902-1981)                                        18 août 1946-06 août 1951

Colonel François de FÜRST (1906-1975)                                   9 septembre 1951-1er octobre 1953

Lt-Colonel Jean BEAUMONT (1905-1993)                                  1er octobre 1953-1er octobre 1955

Lt-Colonel Pierre HUOT (1904-1987)                                         1er octobre 1955-20 septembre 1958

Lt-Colonel Paul POURCHER de RUELLE du CHÉNÉ (1913-1995) 20 septembre 1958-12 juillet 1960

Lt-Colonel Luc BLACAS (1915-1990)                                         12 juillet 1960-3 mai 1961

Lt-Colonel Pierre BARRAS                                                        3 mai 1961-29 janvier 1963

Lt Colonel Pierre MARSAUCHE (1917-1986)                              1er mars 1963-30 novembre 1963

 

 

Dissolution du 12ème R.C.A.:  30 novembre 1963 à Sissonne (Aisne)

 

 

Liste des Généraux qui ont servi au

 

12ème  Régiment de Chasseurs d'Afrique

 

 

Guerre de 1939/1945 :  de LANGLADE, Paul  ***                                         

                                          de BORT, Jean  **

                                          GRIBIUS, André **

                                          de PARCEVAUX, Jacques **

                                          ROUVILLOIS, Marc **

                                          du HAYS, Humbert **

 

 

Maroc :                             BARROU, Pierre **

                                         de FÜRST, François **

    

                                     

Algérie :                           GERIN-ROZE, François *****

                                         CODET, Jacques ****  

                                         GENEST, Claude ****                                                                       

                                         GANTOIS, Paul ***

                                         CLAVIÉ, Gabriel ** 

                                         GRAFF, Germain  **

                                         HUOT Pierre  **

                                         MARSAUCHE, Pierre **

                                         SIMON, Patrick ** 

*

 

 

12_RCA_WATTENNE_2_anciens_du_12_RCA

 

*

 

Général Claude GENEST

 

Nous avons le regret, et avec tristesse, d'annoncer le décès le 7 Mai 2013 du Général de Corps d'Armée Claude GENEST dans sa 76ème année. Le Général est arrivé au 12ème R.C.A. le 1er Octobre 1961 et a été affecté comme Lieutenant en premier au 2ème Escadron, successivement sous les ordres du Capitaine BASTIAN et du Capitaine du LAURENT de la BARRE. Il a quitté le Régiment le 22 Mai 1962 pour rejoindre l'E.A.A.B.C. à Saumur.  

 

 

 

Général CODET

Nous avons avec tristesse le décès du Général de Corps d'Armée Jacques-Numa CODET survenu à Paris le 17 avril 2015, âgé de 84 ans. Nous vous rappelons que le Capitaine CODET a commandé le 5ème Escadron du 12ème R.C.A. de Novembre 1959 à Août 1961 alors implanté à Beni-Ilmane en Algérie. Auparavant, il avait servi dans notre Régiment quand il se trouvait à Meknès au Maroc. Le Général CODET a Commandé l'École de Cavalerie de Saumur de 1984 à 1987.

 

 

*

 

Biographie des Chefs de Corps du 12ème R.C.A.

 

 

 

Le Général André GRIBIUS**

 

 

 Capitaine du 2ème Escadron du 12ème R.C.A.

 

 

André, Frédéric, Léon GRIBIUS nait rue d'Argentan à Alençon (Orne), le 8 février 1907 de Georges GRIBIUS, haut fonctionnaire, et de Marie GAUTIER.

 

Après des études secondaires, il est reçu au concours de l’École Supérieure de Commerce de Paris en 1927. Adhérent à l’Escadron de Versailles, il participe fréquemment à des compétitions d’équitation.

 

Avec sa Classe, en novembre 1927, il effectue son Service Militaire au 5ème Régiment de Cuirassiers,  avant d’être admis comme E.O.R. à l’École de Cavalerie de Saumur.

 

A la fin des cours, en mai 1928, il est affecté au 29ème Régiment de Dragons, alors à Provins, où il termine son temps comme Sous-lieutenant de Réserve.

 

GRIBIUS à cheval

 

De retour à la vie civile en mai 1929, il trouve un emploi comme Chef de Secrétariat à Paris dans une société minière dont les activités sont partagées entre la France et l’Afrique du Nord. Pour cette Société, il effectue plusieurs voyages dans le Constantinois en Algérie.

 

Parallèlement à ses activités professionnelles, il accomplie périodes et stages d'instruction militaire aux 13ème et au 29ème Régiments de Dragons de 1930 à début 1932. Il est promu Lieutenant de Réserve le 18 juin 1932.

 

 

14 YD 1180 15

 

Mais il estime avoir besoin de plus d’action et l’armée lui manque. Il signe alors un engagement en octobre 1932 et est admis à suivre les cours à l’École de Cavalerie de Saumur pour se faire activer. Pour cela, comme il est obligatoire, il est rétrogradé Maréchal des Logis. Après un an de cours, il est nommé Sous-lieutenant d'active, puis Lieutenant à titre temporaire. et c'est avec ce grade qu'il revient au 29ème Dragons à Provins pour y commander un Peloton à cheval.

 

En 1940, la menace se précise, dans son Régiment les chevaux sont remplacés par des chars Somua et Hotchkiss, et bientôt le Lieutenant GRIBIUS se trouve à la tête d’un Peloton Somua pour contrer les avances des Allemands dans le nord de la France.

 

GRIBIUS et son peloton

 En haut et au centre, le Lieutenant GRIBIUS et son Peloton

 

Son peloton de chars anéanti au cours des combats de juin 1940, il réussit difficilement à rejoindre à pied les rescapés de son régiment. Puis, malheureusement, vint la défaite et il reçoit l’ordre de détruire ses chars et son matériel sur place, épreuve traumatisante. Avec ce qui reste du 29ème Dragons, il subit « L’enfer de Dunkerque ». L’Armistice est signé le 22 juin 1940.

 

SOMUA

 Le Char français Somua

 

Fin juillet 1940, il est affecté à l’École de la Cavalerie et du Train qui vient de se replier de Saumur à Nohic, puis à Tarbes, en zone libre, pour y être instructeur, comme le seront avec lui le Capitaine d’USSEL, le Lieutenant de BORT etc…  Sous le commandement du Colonel MERIC de BELLEFON, assisté du Lieutenant-colonel d’ARODES de PEYRIAC. Il y trouve un état d’esprit à sa mesure, une équipe dynamique, prête à la résistance.

 

 Tarbes GRIBIUS

 Tarbes, entouré d’autres instructeurs et d’élèves.

 

Avec eux, il prépare l’ouverture de l’École, recherche des caches pour y camoufler des armes et des munitions, suivant en cela les directives du Général WEYGAND. Afin de cacher aux inspecteurs de Vichy et aux Allemands le surnombre d’Officiers-instructeur, il est nécessaire, pour la plupart d’entre eux, de prendre officiellement une fonction civile.

 

Après un mois de préparatifs, l’École ouvre ses portes aux élèves le 1er octobre 1940. Le Lieutenant GRIBIUS n’y reste que jusqu’au 19 décembre, car le Commandement accepte son volontariat de rejoindre Dakar, là où doit se reconstituer un Escadron de chars.

 

 

GRIBIUS NS 12

Thiès - La Tropicale-

 

Dès son arrivée au Camp de la Jonquière à Casablanca en mars 1941 il se présente au Lieutenant-colonel de LANGLADE qui a la mission de mettre sur pied un Groupe Autonome de Chasseurs d’Afrique, qui lui confie l’Escadron de chars Somua.

 

 GRIBIUS à Thiès

Le Lieutenant GRIBIUS à Thiès

 

Là, à Thiès au Sénégal où le Groupe Autonome s’est installé, il devient bâtisseur en même temps qu’instructeur, et prépare ardemment avec son Escadron la reprise des combats. Il est promu Capitaine à compter du 25 décembre 1941.

 

En janvier 1943, le 12ème G.A.C.A., qui est devenu le 12ème Régiment de Chasseurs d’Afrique, part s’implanter en Algérie. Puis, à la tête de son 7ème Escadron de chars Somua, pendant trois mois, il réalise une très belle Campagne de Tunisie contre les forces Italo-allemandes.

 

1944, Le Général LECLERC, connaissant ses qualités profondément humaines, son sens de l’organisation, son courage, et sur la proposition du Lieutenant-colonel de LANGLADE, Chef de Corps du 12ème R.C.A., lui confie le 3ème bureau opérations de l’État-major de la 2ème D.B. A ce poste, et pendant les combats de Normandie, de Lorraine, d’Alsace, GRIBIUS met en valeur ses qualités de tacticien et forme avec le Général LECLERC une étonnante équipe. le 25 septembre 1944, il est promu au grade de Chef d'Escadrons.

 

LECLERC et GRIBIUS

 Le Capitaine GRIBIUS derrière le Général LECLERC lors du débarquement

 

Le 7 Janvier 1945, après la libération de Strasbourg, le Chef d’Escadrons GRIBIUS prend le commandement du Sous-groupement du Chef d’Escadrons MINJONNET qui est affecté à un autre poste.

 

En avril 1945, lors des combats de la poche de Royan, il est gravement blessé par balle à la face, ce qui nécessite plusieurs opérations, une longue convalescence et fait de lui « une gueule cassée ». Pour lui, la guerre est terminée.

 

Le 1er octobre 1945, il est nommé directeur de l’instruction à École d’Application de l’Arme Blindé et de la Cavalerie qui après Tarbes, se réinstalle à Saumur, sous le Commandement du Général DUROSOY, puis du Général GIROT de LANGLADE. Tout est à recréer avec peu de matériel, Il s’évertue d’y perpétuer les idées du Général LECLERC sur la formation d’un nouveau type d’Officier.

 

Le 28 juillet 1949, en débarquant à Saïgon, il débute son séjour en Indochine avec la découverte de la guerre subversive. Il prend le commandement de la Zone Ouest Cochinchine dont dépend le Secteur de Soctrang et un an plus tard, le 1er juin 1950, il est le créateur de l’École Nationale Militaire Vietnamienne à Saint-Benoît, dans la région de Dalat, formant les futurs cadres Officiers à l’amour de la patrie et au respect de la France. Il est nommé Lieutenant-colonel le 1er avril 1950.

 

 GRIBIUS école militaire Dalat

 École Nationale Militaire Vietnamienne

 

En juillet 1951, revenu d’Indochine, il est attaché à l’Inspection de l’Arme Blindée Cavalerie pendant quelques mois.

 

du 15 janvier 1952 au 27 août 1953, il devient Chef du Cabinet Militaire de la Résidence Générale de France à Tunis, Monsieur Jean de HAUTECLOCQUE en est l'Ambassadeur. Le 1er Janvier 1953, il est promu Colonel.

 

  GRIBIUS 11 1952 Tunis

 31 novembre 1952. Lieutenant-colonel GRIBIUS lors de la visite à Tunis du Maréchal JUIN

 

Après un court séjour en Allemagne au 12ème Régiment de Dragons, début 1954, il devient Chef de Corps du 4ème Chasseurs à Cheval. Son Régiment est envoyé en Tunisie en mission de maintien de l’ordre.

 

14 YD 1180 14bis

 

De novembre 1954 à fin juin 1956, le Colonel GRIBIUS, à la tête de son Régiment, revient dans le Constantinois, Secteur de Châteaudun, en Algérie pour des missions de pacification, puis, sous les ordres du Général ALLARD prend, le commandement du Secteur de la ville de Constantine.

 GRIBIUS et Robert LACOSTE

 Constantinois. Visite du Ministre Robert LACOSTE

 

1956, il effectue un stage au Centre des Hautes Etudes Militaires

 

Début 1957, il prend le commandement du Groupement Blindé n° 2 à Saint Germain en Laye composé du 501ème Régiment de Chars de Combat, du 2ème Régiment de Marche du Tchad et du 3ème Régiment d’Artillerie Coloniale.

 

  GRIBIUS St Germain en Laye

 Octobre 1958. Devant la Château de Saint-Germain-en-Laye, Passage de Commandement du Groupement Blindé n°2 entre le Colonel GRIBIUS et le Colonel d’AVOUT d’AUERSTAEDT.

 

Octobre 1958, il est nommé à la Délégation Générale du Gouvernement en Algérie avec mission particulière de former la jeunesse musulmane en créant des Foyers Sportifs et des Centres de Formation professionnelle.

 

Le 15 Novembre 1958, le Lieutenant-colonel BOUYER, Commandant le  II/Régiment de Marche du Tchad, le nomme au grade de Caporal d’Honneur de son Régiment en reconnaissance de son Commandement du Groupement Blindé n°2, héritier de la 2ème D.B.

 

Promu Général de Brigade le 1er janvier 1959, il rejoint le Corps d’Armée d’Oran le 1er juillet de la même année pour devenir l’adjoint opérationnel du Général GAMBIEZ.

 

le 29 août 1959, il reçoit le commandement de la Zone Ouest Saharien avec PC à Colomb-Béchard, commandement qu’il exerce jusqu’au 12 février 1960.

 

 GRIBIUS Colomb Béchar

Janvier 1960. Colomb-Béchard, la place des chameaux.

 

Le 1er mai 1960, il est nommé à la tête de la 5ème Brigade Blindée dont le PC se trouve à Tübingen en Allemagne.

 

Ayant rencontré fortuitement, en mars 1962, l'ex Colonel Antoine ARGOUD à Stuttgart (Allemagne) chez un ami commun alors que celui-ci est passé dans la clandestinité et recherché pour fait de complot, le Général GRIBIUS est mis aux arrêts. Le 2 juillet 1962, il cède son commandement au Colonel BOQUET pour être placé à la disposition du Ministre des Armées, Pierre MESSMER.

 

GRIBIUS RFA 1960

Tübingen, Quartier Maud'huy - Il passe en revue le 24ème Groupe de Chasseurs Portés, dont il a été promu Caporal/Chef d'Honneur.

 

À partir du 11 février 1963, il Commande la Subdivision Militaire de la Somme à Amiens jusqu’au 8 février 1965, date à laquelle il fait ses adieux aux armes. La cérémonie se déroule de nuit, à la lumière des projecteurs, en présence du Général HUET, Commandant la 2ème Région Militaire.

 

  GRIBIUS propriété

 Propriété GRIBIUS "Le Grenouillé" à Villebernier

 

Resté célibataire, il est alors élu maire de Villebernier, petite commune du Maine et Loire près de Saumur, pendant 18 ans et animateur de nombreuses associations, dont celle des Gueules Cassées et celle des amis du Cadre Noir.

 

14 YD 1180 16bis

 

Il meurt le 22 novembre 1983 rue Léopold Palustre à Saint-Hilaire-Saint-Florent (Maine et Loire), terrassé par une crise cardiaque. Il est alors âgé de 76 ans.

 

Des obsèques Nationales sont célébrées en l’église Saint Louis des Invalides à Paris, le 25 novembre 1983. L’assistance est dense, de nombreux anciens Chasseurs d’Afrique sont présents, les honneurs sont rendus par la fanfare et deux Pelotons d’élèves de l’École de Cavalerie de Saumur. L’éloge funèbre est prononcé par son ami et Ancien du 12ème R.C.A., le Général de BORT.

 

L'inhumation a lieu au cimetière des Gueules Cassées à Moussy (Seine et Marne).

 

 GRIBIUS et de LANGLADE

  14 juillet 1964, A Amiens, le Général de LANGLADE remet au Général GRIBIUS la plaque de Grand Officier de la Légion d’honneur.

 

   Extrait de l’allocution prononcée par le Général de BORT aux obsèques du Général GRIBIUS :

 

 «  …j’avais été frappé par la personnalité de ce grand Lieutenant dont l’affabilité souriante atténuait la calme résolution extériorisée par une attitude  un peu raide. En effet, André GRIBIUS était animé par une détermination profonde, réfléchie, qui s’appuyait sur la conviction qu’il avait de l’importance du rôle de l’Officier… »

 

Grand Officier de la Légion d’honneur

Titulaire de la Croix de Guerre 1939 1945 avec 9 Citations

La Croix de la Valeur Militaire avec 2 Citations

 

Promotion 401 des Élèves Officiers de Réserve

 promo Gribius 401

 

Son écriture :

 

GRIBIUS 1                      

 

GRIBIUS 2

 

 

*

 

Le Colonel  Jules  Auguste Léon Pierre MINJONNET

 

LCL MANDONNET

 

Le 1er mars 1895, il nait au château de Licerasse à Saint Etienne de Baïgorry (Pyrénées-Atlantiques), fils de Charles, propriétaire, et de Catherine SAJOUX.

 

En 1913–début 1914, il est étudiant à Toulouse.

 

Le 22 août 1914, il s’engage à la Mairie de Bayonne, pour la durée de la Guerre, au 10ème Régiment de Hussards.

 

Le 27 septembre 1915, il est nommé Maréchal des Logis.

 

Le  4 mars 1917, promu S/Lieutenant de Cavalerie à titre temporaire, il est affecté au 137ème Régiment d’Infanterie.

 

Le 5 mai 1917, il est blessé à la main droite et il a le tympan droit perforé par un éclat d’obus à Cerny (Aisne)

 

Sur sa demande, le 4 septembre 1917, il est détaché au 137ème Régiment d’Infanterie.

 

Le 1er février  1918, il est nommé S/Lieutenant à titre définitif.

 

Du 27 mai 1918 au 15 décembre 1918, on le retrouve prisonnier en Allemagne.

 

Le 1er mars 1919, il devient  Officier au 9ème Bataillon du 18ème Régiment d’Infanterie

 

Il est promu Lieutenant le 4 avril 1919.

 

Il se marie à Toulouse avec Mademoiselle Marie CRANSAC le 17 septembre 1919. Il est alors Lieutenant, mobilisé au 137ème R.I.

 

Le 4 octobre 1919, il est affecté à nouveau au 10ème Hussards.

 

Du 9 avril 1921 au 14 mai 1921, il rejoint le 3ème Dragons.

 

Du 14 mai 1921 au 13 mai 1924, il prend un congé sans solde.

 

Il est promu Lieutenant à titre définitif le 4 mars 1922.

 

Le 14 mai 1924, il est affecté au 20ème Dragons.

 

Le 11 octobre 1924, il est affecté au 2ème Hussards.

 

Le 31 mars 1933, sur sa demande, il rejoint Taroudant au Maroc et le 7ème Escadron d’automitrailleuses de combat. Il  participe comme Chef de Peloton aux Campagnes du Maroc, d’Algérie et de Tunisie. Le 7ème Escadron d’A.M.C. devient le 1er escadron du 1er R.C.A.       

         

Le 25 décembre 1935, au 1er Régiment de Chasseurs d’Afrique, il est promu Capitaine et prend le commandement en juillet 1939 3ème Escadron de chars Hotchkiss modèle 39. Ce 3ème Escadron est composé de 4 Pelotons de 3 chars et un P.H.R.

 

Le 25 septembre 1942, il est promu Chef d’Escadrons.

 

Le 25 octobre 1942, il est affecté au 4ème Régiment Spahis Marocains.

 

Le 6 février 1943, le Lieutenant-colonel de LANGLADE, qui l’apprécie pour l’avoir eu directement sous ses ordres au 1er R.C.A., le fait affecter au 12ème Groupement Autonome de Chasseurs d’Afrique, alors en cours de transfert du Sénégal à Rio-Salado en Algérie. Le Chef d’Escadrons MINJONNET occupe alors le poste de Capitaine Adjoint. Quelques jours plus tard, le 15 février 1943, le 12ème G.A.C.A. devient  le 12ème Régiment de Chasseurs d’Afrique.

 

Le 16 mars 1943, il se remarie à Casablanca (Maroc) avec Mademoiselle Juliette DUTREY.

 

Le 1er septembre 1943, avec le nouvel Ordre de Bataille du 12ème R.C.A. maintenant cantonné en forêt de Témara au Maroc, il devient Commandant en Second du Régiment. Celui-ci a maintenant intégré la 2ème D.B. du Général LECLERC.

 

Le 16 mai 1944, alors que la 2ème D.B. a rejoint l’Angleterre, le Colonel de LANGLADE lui cède le Commandement du Régiment. Nouveau Chef de Corps du Régiment, il reçoit l’Étendard du 12ème R.C.A. des mains du Général KOENIG, à Dalton Hall, le 3 juillet 1944.

 

Le 1er Août 1944, il débarque en France avec la 2ème D.B. et participe à toute la Campagne de Normandie, à la Libération de Paris, à la Campagne de Lorraine et d’Alsace, cumulant le 10 août, le Commandement  du 12ème R.C.A. avec celui d’un des deux Sous-groupements du Groupement- Tactique-Langlade (G.T.L.). Très attaché au Pays Basque, le chauffeur de sa jeep « LA NIVE » (nom de la rivière qui traverse son village) se nomme André INDA, il est natif du même village de Baïgorry. Son Char est nommé « ESKUARIE» (ancien nom des Basques).

 

 

LCL MINJONNET 2

 

Le 25 septembre 1944, Alors que le 12ème R.C.A. est en Moselle, il est promu Lieutenant-colonel.

 

Le 1er février 1946, Il demande à bénéficier de la loi de dégagement des cadres. Il est alors promu Colonel de Réserve.

 

Le 1er Mars, Sur la cour d’Honneur de la caserne de la Vénérie à Rambouillet où se trouve alors le 12ème R.C.A., sous une violente tempête de neige, le Colonel MINJONNET fait ses adieux aux Armes. Il embrasse l’Etendard et évoque le souvenir des morts du Régiment.

 

Il se retire à Saint-Etienne de Baïgorry, son village natal, et il en devient le Maire quelques années plus tard.

 

Il se consacre alors pendant 25 ans à la gestion de sa Commune, créé une station d'insémination du bétail et fait classer "appelation controlée" le vin d'Irouleguy en développant une coopérative.

 

Baigorry

 Le Colonel MINJONNET, en costume, le plus à gauche.                Album photos de Michel LABEGUERIE

 

Les 2 et 3 octobre 1976, un Hommage lui est rendu à Saint-Etienne de Baïgorry, mais aussi à Itxassou, par les Anciens de son Régiment. Importante participation dans les rues, près de 2000 personnes accompagnées par la musique militaire de la 3ème Région Aérienne et les chanteurs et danseurs locaux, sous un soleil radieux. Le 3 octobre, particulièrement, la journée débute par une messe solennelle en musique en l'église de Saint-Jean-Pied de Port. Puis, défilé au Monument aux Morts, vin d'Honneur à la Mairie suivi d'un grand banquet. Le soir, Bal de la 2ème D.B., et pour finir la journée, les "Irintzina", les cris de l'Amitié des Basques. 

 

CL MINJONNET

 

CL MINJONNET avec Etendard du 12 RCA 2

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées 

 

Il décède le 16 juin 1988 à l’âge de 93 ans à Ispoure (Pyrénées-Atlantiques)

 

Le 25 juin 1989, une quarantaine d'anciens du 12ème RCA venus de toute la France se retrouvent autour de Madame MINJONNET, à St Etienne de Baïgorry, pour le premier anniversaire de la disparition de leur ancien Chef de Corps. Le Père IRIA, ancien aumonier, prononça l'homélie, accompagné par Monsieur l'Abbé ÇARÇARAL, le curé de la paroisse. A l'issue, au cimetière, le Général du HAYS retraça la carrière du Colonel MINJONNET.

 

Commandeur de la Légion d’honneur

Croix de Guerre 1914/1918 avec 1 étoile d’argent et 2 de bronze

Croix de Guerre des TOE avec 1 étoile d’argent

Croix de Guerre 1939/1945 avec 3 palmes, 1 étoile de vermeil et 1 d’argent

Croix du Combattant

Médaille Interalliée

Médaille Coloniale agrafe Sahara

Médaille Commémorative de la Grande Guerre

Médaille Commémorative de la Guerre 1939/1945

Signe particulier : Il était amicalement surnommé  « Le Père Mégot » à cause de sa cigarette pendue continuellement à ses lèvres.

 

Le Général  du HAYS, qui fut un de ses Capitaines au 12ème R.C.A., fit le commentaire suivant :

 

«…Dans la paix comme dans la guerre, le Colonel MINJONNET était un chef comme on en voit peu : d’une intelligence et d’un bon sens jamais en défaut, ayant tiré de ses années de campagne depuis la première guerre une grande expérience et un sens aigu du terrain, d’un équilibre, d’un calme et d’un courage absolus  en toutes circonstances le Colonel MINJONNET était aussi bien autre chose par ses exceptionnelles qualités humaines : il était modeste et bon, il connaissait ses hommes, il les ménageait et il les aimait : tous savaient qu’il ne leur demandait rien d’impossible, leur confiance en lui était totale et ils avaient pour lui une véritable vénération….» 

 

Le Général de LANGLADE, Ancien Chef de Corps du 12ème R.C.A. :

«…Nulle personnalité ne convenait et n’était plus digne que le Commandant Minjonnet d’être nommé à ce beau commandement d’un Régiment de chars. Nul ne méritait davantage…

…Au physique, Minjonnet au premier abord pouvait décevoir bien que ne pouvant passer inaperçu. De taille petite, assez replet, il pouvait sembler un petit bourgeois insignifiant au regard observateur superficiel. Mais dès qu’on étudiait son visage, l’opinion changeait. Quel visage ! l’un des plus remarquable que l’on puisse imaginer. Sous un front haut, bien formé, agréable au pouce d’un sculpteur, un front intelligent, un nez en bec d’aigle enragé de volonté, tombait à pic sur une mâchoire prognathe, encore plus énergique que le nez, barrée de deux lèvres fines qui pouvaient devenir dramatiques dans l’émotion et irrésistibles dans l’ironie. Elles étaient nuit et jour, ornées d’un éternel mégot. Eclairant le tout, deux petits yeux bleus perpétuellement animés d’une flamme pétillante et vive, voyaient et remarquaient tout, telle était, rapidement brossée, l’enveloppe extérieure de Minjonnet.

 

Quant à l’âme qu’elle recelait, il est difficile d’en rencontrer de plus sincères et de plus droites. Elle animait un caractère qu’une brillante intelligence laissait perméable à toutes les idées, mais que nulle force terrestre n’aurait fait transiger sur certains principes clairement posés et dont la somme faisait de lui un homme d’honneur doublé d’un parfait gentilhomme. Plein de finesse et d’esprit, connaissant la Troupe et l’aimant profondément, moins pourtant qu’il n’était aimé d’elle, Minjonnet était au feu d’une bravoure lucide et calme, qu’aucun incident, aucun danger inattendu ne pouvait atténuer ou troubler. Soucieux de la vie de ses hommes et ménager de leur sang, son éternelle cigarette vissée à la lèvre, le « Père Mégot » préparait chacune de ses opérations avec une véritable minutie. Puis, une fois l’adversaire accroché, sagement, avec le temps voulu, mais avec une obstination rageuse de paysan basque, il écrasait sans merci. Le Général LECLERC qui avait pour lui la plus haute estime, lui doit sans conteste d’avoir pu conduire sa Division à Strasbourg, grâce à deux succès de détail sans lesquels l’exploitation sur l’Alsace et le déboulé sur sa capitale n’eussent pu être raisonnablement tentés. Ces deux succès se nomment « Voyer » et le « Col de Saverne »….»  

 

   *

 

Biographie des Capitaines du 12ème R.C.A.

 

 Le Capitaine Constantin dit Pierre LERÉ

 

Né à Constantinople (Turquie) le 11 Août 1915, fils de Pierre LERÉ, Officier servant à l'Ambassade de France, et de Catherine THEOLOGOU, petit neveu du Général de Division Pierre Auguste Georges LERÉ, Mort pour la France.

 

En 1935, son père vient de décéder le 4 avril. Après avoir été reçu au baccalauréat, il s’engage au 18ème Régiment de Chasseurs à Cheval en garnison à St Avold (Moselle).

 

Le 9 janvier 1940, il se marie à Besançon avec Marie Thérèse DESCHAMPS (Maïté) de Besançon, fille du Directeur de la maison de Retraite départementale de Bellevaux de la ville. 

 

Cette même année 1940, avec son Régiment, il participe à la Campagne de France.

 

Le 23 Août 1944, il est Adjudant et Chef de Peloton à l'Escadron à cheval du Capitaine COLOMB au 8ème Régiment de Cuirassiers basé à Buzançais (Indre). Le 25 août, il participe au combat d'Écueillé (Indre) avec le 1er Escadron. Le 26 août, lors d'une opération, il fait 37 prisonniers allemands et récupère le matériel ennemi. Le 1er octobre, il est cité S/Lieutenant. Le 11 décembre 1944, il participe à un engagement à La Routière-Beauséjour (Loire-Atlantique). L'Ordre de Bataille du 27 février 1945 le classe Chef de Peloton au 1er Escadron.

 

1950 Séjour en Indochine comme Lieutenant, il tient notamment un poste à Bân-Yên-Nhân où il est particulièrement apprécié par la population. 

 

Début 1951, le Lieutenant LERÉ rentre d’Indochine et passe à la CAR n°7 de Dijon.

 

Le 2 mars 1951, il arrive au 12ème R.C.A. (à effet du 22 février) et il est affecté à l’E.C.S. en qualité d’Officier du Matériel.

 

Le 16 juin 1951, il passe de l’E.C.S. au 1er Escadron.

 

le 7 octobre 1951 - Il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur pour Services exceptionnels en Indochine.

 

Le 11 octobre 1951, il est promu Capitaine.

 

CL LERE 4 copie

 

Le 27 octobre 1951, il revient à l’E.C.S. comme Officier de renseignements.

 

En 1952, Second séjour en Indochine.

 

Le 1er janvier 1953, Il est à nouveau affecté au 12ème R.C.A., et devient Capitaine Adjoint au Chef de Corps.

 

Il participe à de nombreux Concours hippiques auquels il est toujours très bien classé.

 

Le 1er octobre 1953 au 1er janvier 1956, il commande le 1er Escadron du 12ème R.C.A. à Meknès. Il se fait surnommer "Grand Bison". Après son temps de Commandement, il remet cet Escadron au Capitaine LORRAIN le 1er janvier 1956 pour devenir Capitaine Adjoint au Chef de Corps.

 

12 RCA MAISONDIEU LAFORGE CNE LERE portrait

 

le 1er avril 1957, il quitte le 12ème RCA pour sa nouvelle affectation à l'État-major de la 5ème Région Militaire à Toulouse.

 

de 1957 à 1964, il sert notamment en poste en Algérie, puis en garnisons en Allemagne et en France.

 

CL LERE Musee de Beure copie

Collection Musée Lucien ROY à Beure ( Doubs)

 

En Mai 1964, Comme Chef d'Escadrons, il est Chef des Services Techniques au 7ème Régiment de Chasseurs à Friedrichshafen (R.F.A.), qui devient 5ème Régiment de Dragons en juin 1964.

 

Affecté en 1968 à l’E.A.A.B.C. en tant que Lieutenant-colonel pour Commander le Groupe d’Escadrons de Manœuvre de l'École de Cavalerie, il est nommé Colonel le 1er juillet 1969, puis en devient le Commandant en Second. Il habite 8 rue du pont Fouchard à Bagneux, près de Saumur (Maine-et-Loire).

 

CL LERE Saumur 09 1970 8 rue Pont Fouchard copie

Collection Musée Lucien ROY à Beure (Doubs)

 

Il devient Commandeur de la Légion d'honneur en juillet 1970, avec comme parrain, le Général HUOT, son ancien Chef de Corps du 12ème R.C.A.

 

Le 21 juillet 1972, prenant sa retraite, il quitte Saumur et l’Armée et se retire avec son épouse à Besançon, pour habiter au 25 rue de la Cassotte, puis au 2, rue du Mal Lyautey.

 

Le 27 juillet 1972 a lieu une Prise d’Armes à l’École de Saumur pour son départ.

 

La Revue de la Cavalerie Blindée-SAUMUR du troisième Trimestre 1972 en informe :

 

"…Cette fin de cycle d’études voyait aussi le départ de nombreux Officiers de l’École. Certains même, nous ont quittés définitivement. Ce fut le cas du Colonel LERÉ qui, après plus de trente ans passés au service de l’Arme prenait une retraite bien méritée, laissant, en partant, le souvenir d’un Officier supérieur particulièrement dévoué au service de l’École et animé d’une foi de Sous-lieutenant…"

 

Désirant continuer à servir dans les Réserves, en 1973, il commande le 56ème Régiment d’Infanterie (Régiment de Réserve) à Besançon (Doubs).

 

CL LERÉ avec ses Bisons

Le Colonel LERÉ entouré de ses "Bisons" du 1er Escadron du 12ème R.C.A à Pange (57) en 1970.   Collection G Maisondieu

 

Il devient Président du Souvenir Français, de la Sté d’entraide de la Légion d’honneur, de l’Association des Officiers de Carrière en Retraite et Directeur Départementale de la Prévention Routière. Il est également Conseiller Technique des Sports équestres.

 

Alors Président du Souvenir Français, il offre des voyages aux jeunes lycéens et collégiens de Besançon afin de visiter la ligne Maginot, Verdun, ou bien encore les plages du débarquement. Il lui arrive également de "sabrer" le Champagne avec eux.

 

CL LERE 1 copie

 

Il a la douleur de perdre son épouse le 29 juillet 1994 qui était née à Besançon le 20 juillet 1919.

 

Il donne au Musée Lucien ROY de Beure ( Doubs ) quelques souvenirs qu'il avait ramené de ses campagnes. Notamment ce mannequin du 12ème R.C.A. :

 

Musée Beure 1 copie

Collection Musée Lucien Roy à Beure (Doubs)

 

Il quitte sa maison pour devenir pensionnaire de la maison de retraite : « La Retraite » 132 rue de Belfort à Besançon. Après 3 années, vivant prostré, sans dire un mot, il y meurt le 27 juin 1999, à 83 ans.

 

Commandeur de la Légion d'honneur. 

Médaillé Militaire

Croix de Guerre 1939-1945

Croix de Guerre TOE

 

Neuf Citations, dont celle acquise au 12ème R.C.A. :

 

"Capitaine d'un Escadron aux brillants états de service de guerre antérieurs. A participé à la tête de son unité, avec son légendaire allant, aux actions menées dans le RIF, à Berkine et à Aknoul du 2 au 6 octobre 1955, ainsi que dans le secteur opérationnel de Taounate du 7 octobre 1955 au 23 novembre 1955. Malgré un terrain difficile, des interventions incessantes dans des conditions délicates, a su, grâce à son action personnelle, maintenir intact le potentiel de combat de son Escadron, méritant toujours et partout les félicitations de ses chefs. S'est particulièrement fait remarquer le 4 novembre 1955 dans la région de Tahar Souk Boured où son Escadron a été engagé en totalité contre un adversaire mordant, auquel il a su infliger des pertes sérieuses."

 

 

Particularités : Il aimait les teckels

 

                        Il était surnommé familièrement " Le Viet" par ses Cadres Officiers et S/Officiers.

 

Avec tous nos remerciements au Musée Lucien ROY de Beure (Doubs) que nous conseillons de visiter :                                                        

 

http://museelucienroy.e-monsite.com/

 

 

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Le Capitaine Claude René Jacques LORRAIN

 

Claude, René, Jacques LORRAIN est né à Saint-Dié (Vosges) le 3 mars 1924, de Raymond Marie LORRAIN (1892-1959), notaire à Saint-Dié, et de Marguerite POULET (1901-1990), d'anciennes familles lorraines, il fait ses études au lycée Poincaré de Bar-le-Duc ( Meuse ).

 

Jacques LORRAIN 1 (jeunesse) copie


 

À 20 ans, en septembre 1944, il s’engage au 12ème Régiment de Chasseurs d'Afrique en guerre, faisant partie de la 2ème D.B. du Général LECLERC, au B.R. de la 1ère Compagnie, qui se trouve à ce moment à combattre dans les Vosges.

 

12 RCA LORRAIN extrait du Livret individuel copie 2

 

Le 12 janvier 1945, Chasseur de 2ème Classe, il est affecté au 4ème Escadron du 12ème R.C.A. commandé par le Lieutenant BAILLOU, avec lequel il combat pendant les Campagnes de Lorraine, d’Alsace, de la poche de Royan et termine la guerre en Allemagne. il devient successivement, Brigadier, puis Maréchal des Logis.

 

Du 3 juillet au 31 décembre 1945, il suit les cours à l’Ecole Interarmes EMIA de Coëtquidan, promotion « Victoire » et en sort S/Lieutenant.

 

Il est affecté au 2ème Régiment de Dragons basé alors en Autriche pour l’occupation du Tyrol.

 

Séjour en Indochine de 1950 à 1952. A son retour, il est affecté provisoirement à la C.A.R. n°6 de Nancy.

 

 

Fanion du 1er Es 12 RCA Cne LORRAIN

Puis le Lieutenant LORRAIN rejoint le 12ème R.C.A. à Meknès au Maroc en juillet 1952 comme Chef de

Peloton au 1er Escadron, commandé par le Capitaine DARD, puis par le Capitaine LERÉ.

 

Nommé Capitaine le 24 décembre 1954, il prend le commandement de cet Escadron le 1er janvier 1956 en remplacement du Capitaine LERÉ.

à gauche, le Fanion du Capitaine LORRAIN

 

 

 

12 RCA LORRAIN Jacques 1954 atelier Régiment

Le troisième en partant de gauche.

 

 

Le 11 janvier 1958, quittant son commandement du 1er Escadron, il est détaché à Fez comme aide de Camp du Général COGNY, Commandant Supérieur Interarmées des Troupes Françaises au Maroc. 

 

Le 18 avril 1958, assisté de l’Adjudant WATTENNE, il part en Algérie comme élément précurseur du 12ème R.C.A.. Il arrive à M’Sila le 29 avril et prépare le dispatching du PC et des Escadrons qui arriveront le 24 mai 1958. Puis, il fait partie de l’Etat-major en devenant Officier de Renseignements du Secteur de M’Sila où il reçoit une Citation le 27 août 1958.

 

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Fin  1958, il est alors affecté au Commandement de la Compagnie Saharienne portée du Djebel Amour en Algérie.

 

Jacques LORRAIN 4 (capitaine) copie

 

Puis, à Metz, il remplace en janvier 1960 le Capitaine GOESTER comme Officier de presse de la 6ème Région Militaire.

 

En 1963, il quitte l’Armée comme Chef d’Escadrons et entre comme ingénieur à la Sté THOMSON, au bureau « Planification ». 

 

Il se marie le 25 septembre 1969 avec Françoise BENOIT à Bar-le-Duc (Meuse), le mariage religieux ayant lieu le 29 septembre 1969 à Luvigny (Vosges), village ou se trouve la propriété de sa belle famille.

 

Il a alors cette phrase :  "J'ai parcouru le monde entier...et je me marie à moins de 30 kilomètres de l'endroit où je suis né !"

 

Il décède le 11 avril 1981 à Bar le Duc (Meuse), à 57 ans, d’un A.V.C. Après un Office en l'église d'Auteuil à Paris, il est inhumé au cimetière de Thiaucourt (Meurthe-et-Moselle)

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Il est Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de Guerre 1930-1945, de la Croix de Guerre des T.O.E. et de la Croix de la Valeur Militaire.    

 

Citation obtenue le 27 août 1958 au 12ème R.C.A. :    

                                              

« O.R. du Secteur de M’Sila, dynamique et efficace. A pris une part personnelle de tous les instants dans la lutte contre le FNL, en prenant la tête du Commando opérant la nuit. S’est particulièrement distingué du 3 juin 1958 au 9 juillet 1958 au cours d’une opération ayant abouti à la destruction de l’O.P.A. de M’Sila. »

 

Cette Citation provient de l’Opération ci-dessous :

 

30 juin au 9 juillet 1958.  Opération « D.O.P. » pour détruire l’organisation politique administrative (O.P.A.) de M’Sila, avec 1 Compagnie de Marche à 4 Sections du Secteur de M’Sila, 3 Pelotons portés plus 1 Peloton chars, plus 2 Pelotons d’AM du 12ème R.C.A., plus les GMS 52, plus la Brigade de Gendarmerie de M’Sila, plus le Commando D.O.P. de la 19 D.I. Bouclage et ratissage de M’Sila avec contrôle de 1500 personnes, arrestation de 90 personnes = destruction de l’O.P.A..

 

Particularités : Grand fumeur, philatéliste.

 

La carrière militaire du Capitaine LORRAIN par ses Fanions

 

 

CNE Jacques LORRAIN 3   CNE Jacques LORRAIN 2   CNE Jacques LORRAIN 5   CNE Jacques LORRAIN 6   CNE Jacques LORRAIN 1   CNE Jacques LORRAIN 4

 

 

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Le Capitaine Maurice MARRON

 

 

Né le 27 février 1913 à Montélimar 26000 Drôme.

 

Saint-Cyrien, affecté à l'École d'Application à Saumur pour son cours d'application.

 

Alors qu'il se trouve au 5ème Régiment de Chasseurs d'Afrique stationné à Alger, il est promu Lieutenant le 25 septembre 1937.

 

Dès 1938, bien que Lieutenant, il prend le commandement d'un Escadron.

 

Au lendemain de l'Armistice, il reçoit la mission de former un Escadron dans des conditions très difficiles par l'absence de matériel.

 

Il part volontaire pour le Soudan en espérant pouvoir reprendre le combat contre l'Allemagne. Il stationne à Ségou.

 

Le Lieutenant MARRON est affecté au 12ème Groupe Autonome de Chasseurs d'Afrique (G.A.CA.) qu'il rejoint à Thiès le 21 septembre 1942 et prend le poste d'Officier Adjoint du Chef d'Escadrons de LANGLADE.

 

Le 25 septembre 1942, il est promu Capitaine

 

Le 13 novembre 1942, il prend le commandement du Peloton de Transmission du Groupe. Il effectue un stage de transmission de 15 jours afin de parfaire ses connaissances sur le matériel américain, le 1er mars 1943.

 

Le 15 février 1943, le 12ème G.A.C.A. est renommé et devient le 12ème Régiment de Chasseurs d'Afrique.

 

En septembre 1943, il devient Capitaine Adjoint du Régiment

 

Le 1er août 1944, avec le Régiment, il débarque en Normandie et entame la Campagne de France.

 

Les Officiers du 12ème R.C.A. en Angleterre

2ème rang, 1er à droite, le Capitaine MARRON

 

Mardi 15 août 1944 dans un petit village près de Montmerrei, après la messe, le Père de GEVIGNEY, l'Aumonier du Régiment, voit arriver un jeune scout : « Monsieur le Curé, dit-il, les « FIFI » vont fusiller le Commandant... ». « Qui est le Commandant ? » demande l'Aumonier. « C'est le chatelain. Il a fait la 1ère Guerre comme Lieutenant ». « Qu'est ce qu'on lui reproche ? ». « Rien... C'est parce que c'est le chatelain que ces « FIFI », qui sont tous des communistes, veulent le tuer... ».

Alors, immédiatement, l'Aumonier prévient le Capitaine de PARCEVAUX et le Capitaine MARRON qui sautent en jeep avec un ou deux Chasseurs armés, avec le scout sur le capot pour les guider. Ils arrivent juste à temps, le Commandant était déjà attaché à un arbre et allait être fusiller.

 

Le 1er janvier 1945, il est muté à l'Escadron d'état major.

 

Le 7 mai 1945, il quitte le 12ème R.C.A.

 

le 1er janvier 1958, il passe au 3ème Bureau de l'Etat Major du C.C.F.F.A. en Allemagne

 

Il est nommé Chevalier de la Légion-d'Honneur le 30 décembre 1948

 

Il est promu au grade de Chef d'Escadrons le 1er avril 1951, diplôme d'État-major.

 

Le 1er janvier 1958, il passe au 3ème Bureau de l'Etat Major du C.C.F.F.A. en Allemagne.

 

Il décède le 17 décembre 1996 à Amilly (Loiret) à 83 ans.

 

Appréciation du Colonel GRIBIUS :

« Officier de grande valeur, d'une vive intelligence, ayant le goût du travail, et de grande facilité, esprit organisé, consciencieux, apte à servir au mieux à la tête d'une unité, comme dans une branche importante d'un état-major. Très courageux au feu. Moralité et éducation parfaite. Parle parfaitement l'anglais. Officier d'élite qui possède d'excellentes qualités et mérite d'être promu au grade supérieur ».

 

Collection Frédéric MARRON

 

Appréciation du Général de LANGLADE :

« Officier d'Élite, joint en plus beau caractère................

a parfaitement réussi et brillé dans tous les emplois ….........

cet officier très cultivé et parfaitement élevé est destiné au plus bel avenir.

 

Collection Frédéric MARRON

 

Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil, avec palme

Croix de Guerre des T.O.E. avec étoile d'argent

 

 

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Chasseurs d'Afrique Remarquables

 

 

 

L'Adjudant-Chef Jean TITEUX

 

 

A 19 ans, en 1926, il quitte la ferme de ses parents et son village de Gespunsart (Ardennes) où il est né le 8 avril 1907, et s’engage pour le Levant dans un Régiment de Spahis. Il est alors en Syrie et au Liban.

 

En 1939, on le retrouve au 29ème Dragons pendant la drôle de guerre. Il est fait prisonnier le 29 mai 1940, est envoyé dans un stalag près de Trèves en Allemagne d’où il réussit à s’évader pour retrouver son village des Ardennes, puis il passe en zone non occupée. De là, il rejoint l’Afrique du Nord où Il est alors affecté au 2ème Escadron GRIBIUS du 12ème R.C.A. stationné à Thiès au Sénégal.

 

ADJC TITEUX 2

 L’Adjudant/Chef TITEUX à Thiès au Sénégal

 

Quelques mois plus tard, en mars 1943, avec son Escadron et comme Adjudant/Chef, Chef du 4ème Peloton équipé de char Somua, il participe à la Campagne de Tunisie.

 

 

ADJC TITEUX devant Somua

Campagne de Tunisie. L’Adjudant/Chef TITEUX devant son char Somua

 

Puis, revenu au Maroc, c’est la préparation du 12ème R.C.A. intégré à la 2ème D.B. du Général LECLERC en forêt de Témara, l’embarquement pour l’Angleterre, le débarquement en Normandie, la Libération de Paris, les Campagnes des Vosges et d’Alsace avec son Escadron dans le Sous-Groupement MASSU.   

 

 

 le CORSE

Sherman « CORSE » de l’Adjudant/Chef TITEUX

 

Toujours à la tête de son 3ème Peloton, il est grièvement blessé dans son Sherman «  CORSE »  « plaie pénétrante frontale par éclat d’obus » après Saverne le 23 novembre 1944 pendant la « charge » du débordement vers Strasbourg. Hospitalisé, il reste 3 semaines dans le coma, puis se remet rapidement pour revenir reprendre sa place pour libérer l’Alsace.

 

Toujours avec le 12ème R.C.A., il participe ensuite à la réduction de la poche de Royan puis à l’assaut final en Allemagne vers Berchtesgaden.  

 

Après un court séjour en Indochine, il prend sa retraite en Belgique à Vresse/Semois où, avec son épouse, il tient un café.

 

Jean TITEUX

 

Il décède d’un cancer le 29 novembre 1981 à son domicile en Belgique. Ses obsèques seront célébrées par le Père TITEUX, un cousin. Seront présents les Généraux GRIBIUS et de BORT, le Lieutenant-colonel de SURY d’ASPREMONT, Commandant le 12ème Régiment de Chasseur à Sedan et bien d’autres de ses anciens camarades de combat venus de toute la France.

 

Distinctions :

 

Légion d’honneur remise par le général LECLERC le 15 mars 1945 à Buzançais (Indre)

Médaille Militaire

Médaille des F.F.L.

Médaille des Évadés de Guerre

Croix de Guerre avec Citations

Médaille des Blessés

Médaille Coloniale etc…

 

En 1987, la 52ème promotion de Sous-officiers d’active prend son nom

 

 ADJC TITEUX

 

 

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Lieutenant André SERVANT

 

 

André SERVANT est né à Fontainebleau (Seine et Marne) le 20 août 1917 de Ferdinand Charles SERVANT (1887-1972), Adjudant au 7ème Régiment de Dragons et de Marie Marthe VERNEUIL (1893-1999).

 

Le 16 septembre 1939, il est appelé au dépôt du Train n° 9 à Tours (Indre et Loire). Là, il suit le Peloton pour former des EAR (Élève Aspirant de Réserve), section Train-Auto.

 

Collection Monique MARCELET

 

Admis comme élève à l'École d'Application de la Cavalerie, du Train et de la Garde à Saumur (Maine et Loire) commandé par le Colonel Charles MICHON, et après avoir suivi les cours d'instruction pendant 4 mois, il est nommé Aspirant de Réserve le 1er mai 1940.

 

Aspirant André SERVANT

Collection Monique MARCELET

 

Il est démobilisé le 9 septembre 1940 à St Léonard de Noblat (Vienne), ce qui va lui permettre d'entrer à l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris (cycle d'études de 3 ans, de 1940 à 1943).

En mai 1943, après avoir eu le temps d'y réfléchir pendant 3 ans, depuis l'armistice de 1940, il prend part, avec son frère, à une opération bien montée par la Résistance française et les services britaniques.

Ils seront dix-sept a se retrouver à Pau pour prendre le chemin de l'Espagne et traverser les Pyrénées à pied : 5 Français (3 terminent comme lui leurs études à l'École Centrale de Paris) et un groupe d'aviateurs de la Royal Air Force (R.A.F.), cachés depuis des semaines chez l'habitant en zone occupée Nord, rassemblés er convoyés par la Résistance. Ce sont douze Officiers (neuf Anglais, trois Canadiens et un Américain).

 

« Pendant le trajet en France, tous devaient être Français, les vrais Français devant s'efforcer, dans l'intérêt commun, de répondre pour les Anglais, ceux-ci ne parlant à peu près pas français : sinon, c'était le drame. En Espagne, tout le monde devait être Anglais : sinon, les Anglais, complices, auraient de gros ennuis et du retard, tandis que les Français, après un temps en prison, iraient tirer des mois de camp de représailles -s'ils n'étaient pas refoulés par les Espagnols aux mains de nos occupants, qui s'en occuperaient. » (Notes de André SERVANT)

 

Bien que l'évasion soit bien organisée, tous savent qu'ils risquent la prison en Espagne. C'est ce qui va se passer puisque, une fois arrivés en Espagne le 3 juin 1943, ils sont accueillis par la Garde Civile et écroués le lendemain à la prison Provinciale de Pampelune.

 

Toujours grâce aux soutiens britanniques en Espagne, ils n'y resteront qu'une semaine.

 

 

André SERVANT atteint Gibraltar le 1er juillet 1943, puis de Gibraltar, rejoint Casablanca. Il se présente à l'accueil Militaire où les arrivants sont sollicités par les représentants des différents Régiments en place, dont ceux du 12ème Régiment de Chasseurs d'Afrique (R.C.A.) pour lequel il opte.

 

Texte et écriture d'André SERVANT

Collection Monique MARCELET

 

Collection Monique MARCELET

 

 

J.M.O. du 12ème R.C.A.

 

Le 13 juillet, il est alors affecté au 7ème Escadron commandé par le Capitaine GRIBIUS, tout auréolé d'une Campagne de Tunisie victorieuse, qui se trouve maintenant à Laferrière, petit douar près d'Oran..

 

À dater du 1er août 1943, André SERVANT est promu Sous-Lieutenant.

 

Suite à une réorganisation le 1er septembre 1943, où le 7ème Escadron devient 2ème Escadron, il passe alors au 3ème Escadron.

 

Du 30 septembre 1943 au 9 avril 1944, avec son Régiment, il stationne en forêt de Temara au Maroc. Pendant cette période, le 12ème R.C.A., au côté des autres Régiments formant la 2ème Division Blindée nouvellement créée. commandée par le Général LECLERC, se prépare aux futurs combats. Le Sous-Lieutenant SERVANT, maintenant à l'Escadron Hors Rang (E.H.R.) depuis le 23 mars, est chargé, entre autre, de l'instruction des mines et des obus auprès des Cadres et Chasseurs du Régiment, après avoir effectué deux stages auprès des Américains.

 

 

Stages américains - Instruction des mines et des bombes

Collection Monique MARCELET

 

Suivant les usages, après avoir sollicité l'accord de son Chef de Corps, le Lieutenant-colonel de LANGLADE, André SERVANT se marie civilement à Casablanca au Maroc avec Mademoiselle Jacqueline REUILLARD (1920-2020), le 8 avril 1944, puis religieusement le lendemain. Son Régiment se trouve en instance de réembarquer vers l'Angleterre.

 

Le 10 avril, avec les autres Régiments de la 2ème D.B., le 12ème R.C.A. quitte le Maroc pour arriver en Angleterre les 22 et 23 avril 1944 et rejoindre la région de Hull, où pendant plusieurs mois, il intensifie les manœuvres et l'instruction.

 

Le 1er Août, André SERVANT débarque en Normandie et participe avec le P.C. à la mise en ordre de combat du Régiment.

 

Après la Campagne de Normandie, avec son Régiment, il participe à la Libération de Paris les 25 et 26 août 1944.

 

Le Lieutenant-Colonel MINJONNET, Chef de Corps, crée le 2 septembre un Peloton d'Éclaireurs ayant pour chef le Lieutenant Hubert CHEVALLIER, le Sous-lieutenant André SERVANT en devient l'adjoint. Peloton composé également de l'Aspirant Roger SRIBNY dit SBY, du Brigadier Philippe LEBRET et de 33 Chasseurs, qui dispose de 5 jeeps armées de mitrailleuses de calibre de 30 (7,62 mm).

 

 

 

Dessins d'André SERVANT

Collection Monique MARCELET

 

Avec le 4ème Escadron, les 11 et 12 septembre 1944, le Peloton d'Éclaireurs participe au nettoyage du village de Prez-sous-La-Fauche qui permet de faire 200 prisonniers allemands.

 

«Le 4ème Escadron (12 RCA) précédé par le peloton d'éclairage du régiment sur jeeps équipées de mitrailleuses cal.30, engage la longue colonne sur l'itinéraire suivant : Baye, Lignol, Marbéville, Vignory, N67, GC66, Froncles. La Marne est franchie vers 11 heures sur un pont négligé par les Allemands à l'intérieur d'une usine, et la progression reprend par Doulaincourt, Bettaincourt, Roches-sur-Rognon, Busson et Leurville, toutes ces localités étant libres. Mais on signale que la prochaine, Prez-sous-la-Fauche, est occupée par l'ennemi. Il est environ 13 heures. Le peloton d'éclaireurs s'arrête à l'orée du bois qui domine le village à environ 1km 500, et effectue des tirs sur une barricade et les quelques maisons qui abritent des soldats isolés... ». (1)

 

Alors qu'ils combattent entre Niederhoff et Voyer (Moselle), le 20 novembre, le Sous-Lieutenant André SERVANT et le Brigadier Philippe LEBRET sont appelés à fouiller une maison de village. Ouvrant une trappe de cave, André SERVANT découvre un militaire allemand qui s'y cache.

 

Ce dernier ne voulant pas rendre son arme, André SERVANT dégoupille une grenade défensive, mais voyant ce jeune Allemand lever les bras, en geste réflexe, il jette sa grenade sous le fourneau de la cuisine. André SERVANT et Philippe LEBRET sont blessés par les éclats de cette grenade. André SERVANT gravement au pied gauche. Il est aussitôt évacué vers le 36ème Général Hospital US de Lunéville. Quant à Philippe LEBRET, blessé aussi à la jambe gauche et au cuir chevelu, une ambulance l'emporte à la 3ème Compagnie Médicale du BM 13 attaché à la 2ème D.B..

 

État des blessés du 12ème R.C.A.   

         

 

Certificat du 36ème Hospital Général US

Collection Monique MARCELET

 

André SERVANT se trouve encore à l'hôpital, le 25 décembre 1944, quand il apprend sa promotion au grade de Lieutenant

 

Après avoir été soigné, pour parfaire sa convalescence, il est muté au Bataillon de Renfort (BR) de la 2ème D.B à Saint-Germain en Laye, où il reste jusqu'au 19 janvier 1945, date à laquelle son état étant stabilisé, il retourne à l'Escadron d'État Major du 12ème R.C.A qui stationne alors en Alsace.

 

1945 - Le Lieutenant André SERVANT à Casablanca 

Collection Monique MARCELET

 

Le 25 octobre 1945, il est démobilisé et avec son épouse, ils sont hébergés temporairement chez des amis à Saint-Germain-en-Laye.

 

Il entamera alors une carrière à la SNCF qui le conduira jusqu'aux plus hautes fonctions à la Direction des Ressources Humaines.

 

Désireux de continuer à servir dans les réserves, il en suit les cours, et de stages en périodes militaires, il devient Chef d'Escadrons de Réserve de l'Arme Blindée Cavalerie.

 

Il décède à Saint-Germain-en-Laye le 20 décembre 2012 à l'âge de 95 ans.

 

 

 (1) '«La Victoire de LECLERC à Dompaire» de Jacques SALBAING. Éditions Muller 1997.

 

 

 

Décorations

 

 

Chevalier de la Légion d'Honneur

Collection Monique MARCELET

 

Croix de Guerre 39/45 avec une étoile de Vermeil

 

 

Citation à l'Ordre du Corps d'Armée

Collection Monique MARCELET

 

 

Médaille des Évadés

Collection Monique MARCELET

 

 

Divers documents

 

Presidential Unit Citation

Collection Monique MARCELET

 

Collection Monique MARCELET

 

 

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